Souvenez vous , s'etait le dernier match qu'il a disputé ... Anderlecht - Club de Bruges ...
Il y a des matins où on se passerait bien des infos ,des journaux , de la radio , du télétexte aussi. Avec cette page 500 qui vous apprend cet accident.
La mort d'un jeune gars. D'un bon gars .Le réveil est brutal. Ce joueur n'avait rien de banal......
Dés le départ , tu faisais tout pour marquer , te démarquer .
François Sterchele déploie ses ailes avec zèle pour devenir le Sterchélé zébré.... Acteur -né , il a trouvé une scène à la hauteur de son talent.
Toujours plus haut , toujours plus vite.
Charleroi , Anvers , Bruges : 3 villes pour trois clubs , pour 3 saisons en D1 croquées à pleines dents.
Avec ce sourire d'ange pour effacer en un instant ces petites actions de provocation , de mini-démon.
3 saisons suffiront à ne JAMAIS t'oublier : pas parce que tu savais marquer.
Non, parce qu'avec toi, un but, c'était plus qu'un but.
Du premier, c'étais au Brussels, au dernier, dans le derby Brugeois, tes 41 buts en championnat auront été fêtés, avec TA personnalité, ton charisme.
Et celui de Roulers, seul toi François, aurait pu le marquer.
Tu l'as inscrit pour l éternité.............
Tu aimais la vie et tu le montrais. Les voitures déjà, et les copains du foot toujours.
Pas de jalousie entre vous.
Ce n'est pas ta Rolls qui faisait jaser.
Tes potes du Beerschot la trouvaient cool, ta caisse.
Ils TE trouvait cool, surtout.
Alors ce n'est pas le rôle principal d'un feuilleton de l'été qui allait te perturber.
Les Unes des journaux, finalement, tu aimais ça.
Avec ta voiture une première fois.
Et puis il y avait ton ami du GBA : Vincenzo Verhoeven, Vinnie pour toi.
Tu lui as appris tous tes petits trucs de serial buteurs.
Tu ne l'as pas laissé tomber après ton départ vers la Venise du Nord.
Quand, dans le match de coupe entre tes 2 anciennes équipes, Verhoeven a marqué un penalty décisif, tu étais là dans les tribunes pour le féliciter, le perturber gentiment pendant son interview.
A ta manière, encore et ton sourire, toujours.
Tu riais de ses souliers orange, un cadeau que tu lui avais fait....
Quelques jours plus tard, ces souliers tu les portais, pour un incessant changement de ton, pour caresser le ballon.
Une vie colorée pour un joueur pas comme les autres : une étoile qui a filé......
Une étoile, une star, een ster : Sterchélé tout simplement.
Alors François, bons baisers de nous, tu va nous manquer............................
Tu es parti dans un dernier dribble, dans une dernière accélération qui nous a tous pris de vitesse.
Le voleur de but fou du volant s'est envolé.
Mais on ne t'oubliera pas.
Car avant si ton geste de buteur faisait penser à Lucas Toni, Maintenant chaque fois que Toni le fera, on pensera à toi.
Ciao François.